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L'avenir de la filière : que mangera-t-on en 2025 ? (suite)

Posté le 07 mars 2019 Dans :

Horizon 2025 : les tendances fortes

2025, c’est demain, ou presque. Nous avons déjà parlé de l’étude Blezat, qui révèle comment les évolutions de la société vont toucher le secteur agroalimentaire. La deuxième partie de cette étude évoque des tendances plus générales, mais très fortes, et dont il faut tenir compte…

Des consommateurs qui changent…

Les attentes des consommateurs changent, et toutes les études pointent vers une évolution de la manière dont ils considèrent leur assiette : ils sont de plus en plus nombreux à vouloir consommer « vert », éthique, local, certifié. Ils sont également plus de 35% à déclarer vouloir éviter les produits inutiles ou superflus, et un sur huit souhaite réduire sa consommation en général. Face à ces tendances, le secteur devra être capable de proposer des produits très qualitatifs.

… mais qui se lassent de certains messages

Mais dans le même temps, les consommateurs se déclarent de moins en moins sensibles aux avertissements de santé sur les produits alimentaires, sans doute à cause d’un trop-plein de communication à ce niveau. Ils veulent des produits sains, des produits bien-être, mais en ont sans doute assez qu’on leur fasse la morale. Le marketing alimentaire de demain devra, pour être efficace, savoir se montrer subtil.

Des marchés de niche

Autre tendance prévue pour 2025 : l’augmentation des marchés de niche, correspondant à des groupes idéologiques, religieux ou autres. Ainsi, on s’attend à une explosion des produits spécialisés, type hallal, kasher ou encore vegan. On est ce qu’on mange, et de plus en plus de personnes attribuent une valeur identitaire à leur panier alimentaire. Ce qui va compliquer la tâche du marketing, et, sans doute, exiger de l’industrie agroalimentaire qu’elle crée davantage de filières spécifiques.

Les protéines alternatives

Si le soja est depuis longtemps entré dans les m½urs, d’autres sources de protéines alternatives à la viande risquent de faire leur apparition dans les années qui viennent : on parle beaucoup de l’introduction de certaines algues sur le marché alimentaire européen, par exemple (en Asie, elles sont déjà consommées depuis des siècles). Mais certains groupes étudient aussi la valeur nutritionnelle de produits faits à base d’insectes, qui ont l’avantage de fournir des protéines de type animal avec un très faible impact environnemental. Déjà consommés dans le cadre de l’alimentation animale, les insectes devraient toucher le marché de l’alimentation humaine en France d’ici à 2025. Là encore, tout l’art sera de réussir à vendre ces produits dans un contexte culturel occidental où l’insecte n’est pas considéré comme une chose qui se mange habituellement.  

Volonté de transparence

La transparence quant à l’origine des produits ou à leur composition est un enjeu majeur pour de plus en plus de consommateurs, très méfiants à l’égard de l’industrie agroalimentaire. Convaincre les acheteurs que leurs produits ne sont pas dangereux pour la santé va devenir très important pour toutes les entreprises du secteur.

Transparence, authenticité, impact de plus en plus important de l’idéologie dans l’assiette, alternatives moins polluantes : pas de doute, le consommateur de 2025 voudra, en quelque sorte, un « supplément d’âme » à sa consommation. Un vrai challenge pour l’industrie agroalimentaire.

 






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