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Arterris de plus en plus agroalimentaire

Posté le 22 janv. 2018 Dans : L'emploi

Le groupe Arterris a présenté ses résultats 2016-2017 à la presse, le 18 janvier à Toulouse (Haute-Garonne). Grâce à ses opérations de croissance externe, la part de son pôle agroalimentaire est de plus en plus importante et contrebalance les difficultés rencontrées par les activités agricoles.

« La situation de l’agriculture est aujourd’hui très compliquée, confie Régis Serres, président d’Arterris. Nous devons trouver des leviers pour sécuriser les revenus de nos adhérents. La croissance externe, avec le rachat d’entreprises agroalimentaires locales, qui nous permettent de transformer nos productions agricoles comme les canards gras ou les légumes secs, est une des solutions que nous mettons en œuvre. »

Conquérir des parts de marché

« On a et on aura des difficultés de plus en plus importantes à maintenir une agriculture compétitive, complète Jacques Logie, le directeur général. Le choix stratégique de renforcer notre pôle agroalimentaire, sur notre territoire, nous permet de conquérir des parts de marché avec nos produits. »

Arterris a ainsi repris le groupe Ovimpex et Alpes Provence Agneaux, en novembre 2016, en filière ovine, et plus récemment, depuis le démantèlement du groupe Turenne Lafayette, CCA Périgord à Piégut-Pluviers (Dordogne) et La Conserverie du Languedoc (La Belle Chaurienne), à Castelnaudary (Aude). « Cette dernière est une très belle marque, très rentable, qui nous positionne de façon beaucoup plus dynamique sur l’agroalimentaire, commente le directeur général. Nous allons d’ailleurs l’utiliser pour lancer des produits frais sous skin pack, comme par exemple des magrets. »

Un chiffre d’affaires en progression

Cette croissance externe permet au groupe d’enregistrer une progression soutenue de son chiffre d’affaires, à 870 millions d’euros en 2016-2017, contre 756 millions d’euros l’année précédente, tout en préservant 199 millions d’euros de fonds propres, soit presque deux fois plus qu’en 2009.

« Notre chiffre d’affaires et nos capitaux propres vont continuer à augmenter, analyse Jacques Logie, mais notre dette financière nette, qui était en recul, va elle aussi remonter après le rachat des deux conserveries. » Par ailleurs, le résultat d’exploitation, qui varie entre un et dix millions d’euros selon les années, est à 5,3 millions d’euros au 30 juin 2017.

Un tiers d’agroalimentaire

Avec ce glissement régulier vers davantage d’activités agroalimentaires, Arterris prévoit de réaliser, sur l’exercice actuel, 25 millions d’euros de chiffre d’affaires avec La Belle Chaurienne, 13 millions d’euros avec CCA, 30 millions d’euros avec son activité de meunerie et 380 millions d’euros sur les transformations animales. Rien que sur ces dernières activités, l’Ebitda devrait atteindre, au 30 juin 2018, un tiers de celui du groupe, soit 9,5 millions d’euros sur 27 millions d’euros.

Frais d’ici et Larroque se développent

Enfin, le pôle distribution prend également de l’ampleur avec le déploiement d’espaces alimentaires Frais d’ici dans les magasins Gamm Vert du groupe. Un premier point de vente, ouvert en novembre, à Foix (Ariège), sur 400 m², remporte un franc succès auprès des clients et devrait réaliser 1,2 million d’euros de chiffre d’affaires. Arterris compte ouvrir trois à cinq espaces Frais d’ici par an dans ses Gamm Vert, pour disposer à terme d’une vingtaine d’établissements. Le prochain serait prévu à Gaillac (Tarn).

A cela s’ajoutent des implantations plus urbaines de boutiques Larroque, une enseigne reprise il y a cinq ans. Deux ont été créées en 2017 à Cornebarrieu et Tournefeuille, dans l’agglomération toulousaine. Le pôle distribution devrait réaliser 55 millions d’euros de chiffre d’affaires et 1,5 million d’euros d’Ebitda cette année.

Florence Jacquemoud

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